YOAT Academy · Cabinet PEDETTI TD Macroéconomie L1 / L2 · Édition 2026 Livret n° 05 · Articles de presse

Six articles
pour comprendre la macroéconomie.

Travaux dirigés à partir de sources authentiques et récentes : Euronews, INSEE, franceinfo, OFCE, Banque de France, info.gouv.fr. Chaque article donne lieu à un questionnement progressif qui mobilise les concepts du cours : monnaie et politique monétaire, inflation, marché du travail, politiques budgétaire et structurelle.

Durée≈ 4 h (TD ou auto-évaluation)
NiveauL1 / L2 / B3
Total120 points
PériodeArticles mars-mai 2026
Méthode de travail
  • Lisez l'article original. Chaque exercice propose un résumé pédagogique court suivi d'un lien direct vers l'article complet. Le résumé pose le contexte ; la lecture intégrale est nécessaire pour répondre aux questions de manière argumentée.
  • Identifiez les notions du cours mobilisées avant de répondre. Chaque article fait apparaître plusieurs concepts vus en CM : politique monétaire conventionnelle/non conventionnelle, multiplicateur, NAIRU, output gap, équivalence ricardienne, etc.
  • Citez précisément. Mentionnez la source, l'auteur (s'il est précisé), la date de publication, et les chiffres dans leur formulation exacte. Une réponse « d'après l'INSEE » est insuffisante ; « selon l'INSEE, Informations rapides n°78, 27 mars 2026 » est attendu.
  • Distinguez le fait de l'interprétation. Un journaliste, même rigoureux, transmet une grille de lecture. Identifiez la position implicite et confrontez-la, le cas échéant, aux analyses alternatives du cours (doctrines libérale vs keynésienne notamment).
  • Le corrigé sera distribué après la séance. Rédigez d'abord votre réponse au brouillon, puis confrontez-la au corrigé en mise en commun.
I
Politique monétaire · Inflation · Stagflation

La BCE face à l'inflation et au conflit au Moyen-Orient

Taux directeurs Canaux de transmission Stagflation Choc d'offre Cible 2 %
EURONEWS · Business Publié le 30 avril 2026

La BCE maintient ses trois taux directeurs inchangés malgré la hausse de l'inflation

Le 30 avril 2026, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé de maintenir ses trois taux directeurs inchangés pour la troisième réunion consécutive : taux de la facilité de dépôt à 2,00 %, taux principal de refinancement à 2,15 %, taux de la facilité de prêt marginal à 2,40 %. Ces niveaux sont stables depuis juin 2025.

La décision intervient dans un contexte économique inhabituel : l'inflation harmonisée de la zone euro a atteint 3,0 % en avril 2026, au-dessus de la cible BCE de 2 %, tandis que la croissance du PIB n'a progressé que de +0,8 % sur un an au premier trimestre. L'inflation sous-jacente reste à 2,2 %.

L'article décrit cette combinaison comme une stagflation aggravée par l'instabilité géopolitique : le conflit au Moyen-Orient impliquant l'Iran provoque une forte hausse des prix de l'énergie. Christine Lagarde a indiqué que l'institution se donnait six semaines pour décider plus clairement, le temps que les conséquences du conflit s'éclaircissent.

« La guerre au Moyen-Orient a provoqué une forte hausse des prix de l'énergie, ce qui alimente l'inflation et pèse sur le moral économique. » Communiqué BCE cité par Euronews, 30 avril 2026
Lire l'article complet sur Euronews

Questions / 20 points

1.

Identifiez les trois taux directeurs mentionnés. Pour chacun, expliquez en une phrase sa fonction et précisez lequel sert de référence pour le marché monétaire de la zone euro. / 4 pts

→ Cours §6 — Architecture monétaire BCE
2.

L'article qualifie la situation de « stagflation ». Définissez ce terme et expliquez en quoi les données citées dans l'article (inflation 3 %, croissance +0,8 %) justifient ce qualificatif. / 4 pts

→ Cours §3 — Doctrines et stagflation 1975
3.

Le conflit au Moyen-Orient provoque une hausse des prix de l'énergie. Caractérisez ce type d'inflation (par les coûts ou par la demande ?) et expliquez pourquoi une hausse des taux directeurs y répond imparfaitement. / 4 pts

→ Cours §6 + quiz inflation
4.

La BCE choisit de temporiser. Argumentez en deux temps : (a) ce qui justifie une hausse immédiate des taux (position orthodoxe monétariste) ; (b) ce qui justifie l'attente (position keynésienne tempérée). Sur quoi porte précisément le désaccord ? / 5 pts

→ Cours §3 — Doctrines libérale et keynésienne
5.

La cible d'inflation de la BCE est de 2 % « à moyen terme » et « symétrique ». Expliquez ces deux qualificatifs et précisez pourquoi viser zéro pourrait être contre-productif. / 3 pts

→ Cours §3 + quiz monnaie n° 24-25
II
Politique budgétaire · Dette publique

Le déficit public français 2025 : lecture des comptes

Déficit / dette Prélèvements obligatoires Maastricht Domar Stock vs flux
INSEE · Informations rapides n° 78 Publication du 27 mars 2026

En 2025, le déficit public s'élève à 5,1 % du PIB, la dette publique à 115,6 % du PIB

L'INSEE publie le 27 mars 2026 la première évaluation officielle des comptes nationaux des administrations publiques pour 2025. Le déficit public s'établit à 152,5 Md€, soit 5,1 % du PIB, après 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023.

Les recettes accélèrent (+3,9 % en valeur, après +3,2 % en 2024) ; le taux de prélèvements obligatoires passe à 43,6 % du PIB (+0,8 pt). Les dépenses ralentissent (+2,5 % après +4,0 %) mais leur poids dans le PIB augmente légèrement à 57,2 %.

La dette publique au sens de Maastricht atteint 115,6 % du PIB fin 2025 (3 460,5 Md€), contre 112,6 % fin 2024 et 109,8 % fin 2023. L'INSEE précise que ces données sont susceptibles d'être révisées lors de la publication des comptes nationaux détaillés du 29 mai 2026.

Lire la publication INSEE

Questions / 20 points

1.

Distinguez rigoureusement quatre notions souvent confondues : déficit budgétaire, déficit public, dette publique, charge de la dette. Précisez pour chacune la valeur 2025 ou un ordre de grandeur. / 4 pts

→ Cours §5 — Anatomie du budget
2.

L'article indique que les recettes accélèrent et les dépenses ralentissent, et pourtant le déficit reste à 5,1 % du PIB. Expliquez ce paradoxe apparent en mobilisant la notion de solde primaire et l'évolution de la charge de la dette. / 4 pts

→ Cours §5 — Équation de Domar
3.

La dette publique passe de 109,8 % (2023) à 112,6 % (2024) puis 115,6 % (2025) du PIB. Calculez le rythme moyen d'accroissement annuel en points de PIB. Avec ce rythme, en combien d'années la dette atteindrait-elle 130 % du PIB ? / 3 pts

→ Cours §5 + Exercice III du livret précédent
4.

Selon l'équation de Domar, $\Delta d \approx (r - g) \cdot d_{-1} - s$. Avec $r \approx 2{,}0$ %, $g \approx 2{,}5$ %, et $d_{-1} = 1{,}126$, calculez ce qui aurait été nécessaire en termes de solde primaire pour stabiliser le ratio dette/PIB. Comparez à la situation réelle. / 5 pts

→ Cours §5 — Soutenabilité Domar
5.

La France est en procédure pour déficit excessif depuis juillet 2024 (seuil de Maastricht à 3 % du PIB dépassé). Décrivez les contraintes que la réforme du Pacte de stabilité (avril 2024) fait peser sur la France via le PSMT 2025-2029. / 4 pts

→ Cours §5 + §9 — PSC réformé
III
Marché du travail · Chômage

Le chômage français franchit la barre des 8 % : lecture critique

BIT vs France Travail Halo Sous-emploi Chômage des jeunes Loi plein emploi
FRANCEINFO · Économie / Emploi Publié le 13 mai 2026

Le taux de chômage en France atteint 8,1 % au premier trimestre 2026, son plus haut niveau en cinq ans, selon l'Insee

Selon l'INSEE, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a augmenté de 0,2 point au premier trimestre 2026 et de 0,7 point sur un an, atteignant 8,1 % de la population active (hors Mayotte). C'est le plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021. Il concerne 2,6 millions de personnes, soit 68 000 chômeurs supplémentaires en un trimestre.

Le chômage des 15-24 ans atteint 21,1 %, en hausse de 2,0 points sur un an. La hausse est entièrement portée par l'évolution démographique (la population active progresse vivement) et non par des destructions d'emplois.

L'INSEE souligne que les bénéficiaires du RSA et les jeunes 15-29 ans inscrits à France Travail contribuent pour près de la moitié de la hausse cumulée du taux de chômage sur les cinq derniers trimestres, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi entrée en vigueur en janvier 2025 (qui a élargi le périmètre des inscrits à France Travail).

En comparaison européenne, la France apparaît nettement distancée par l'Allemagne (3,9 % en décembre 2025), et l'écart sur le chômage des jeunes est particulièrement frappant (6,7 % en Allemagne).

Lire l'article sur Franceinfo

Questions / 20 points

1.

Énoncez les trois critères de la définition BIT du chômage. En quoi diffèrent-ils des catégories de France Travail ? Pourquoi cette distinction est-elle essentielle pour les comparaisons internationales ? / 4 pts

→ Cours §9 + quiz chômage n° 51, 54
2.

L'INSEE indique que la loi pour le plein emploi (janvier 2025) contribue mécaniquement à la hausse du chômage mesuré. Expliquez ce paradoxe (une réforme « pour le plein emploi » qui fait monter le taux de chômage), et précisez s'il s'agit d'une dégradation réelle ou statistique. / 4 pts

→ Cours §9 — Catégories administratives vs BIT
3.

Sur la hausse de 0,7 point sur un an, l'INSEE attribue près de la moitié à un effet de réforme. Discutez : la moitié restante est-elle conjoncturelle ou structurelle ? Mobilisez les concepts du cours (output gap, NAIRU, hystérèse) pour argumenter votre diagnostic. / 5 pts

→ Cours §3 + §9 — Types de chômage
4.

Le chômage des jeunes français (21,1 %) est plus de trois fois supérieur à celui des jeunes allemands (6,7 %). Identifiez trois facteurs structurels susceptibles d'expliquer cet écart durable. / 4 pts

→ Cours §9 + études de cas comparatives
5.

Face à cette hausse du chômage, deux instruments sont théoriquement disponibles : la politique conjoncturelle et la politique structurelle. En vous appuyant sur le débat Friedman / Blanchard-Summers, lequel privilégier ici, et pourquoi ? / 3 pts

→ Cours §3 + Livret exercice IV
IV
Inflation · Salaire minimum · Indexation

Le SMIC automatiquement revalorisé : l'indexation à l'œuvre

IPC ménages modestes Indexation Effet de revenu Salaire d'efficience Boucle prix-salaires
INFO.GOUV.FR · Actualité ministérielle Publié en mai 2026

Le SMIC revalorisé le 1er juin 2026

Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) a été automatiquement revalorisé de 2,41 % au 1er juin 2026, portant le SMIC mensuel brut à 1 867,02 € (1 477,93 € net indicatif), soit un taux horaire brut de 12,31 € contre 12,02 € auparavant. Cette hausse représente +34,82 € net mensuel.

Il s'agit d'une revalorisation exceptionnelle en cours d'année, distincte de la revalorisation annuelle de janvier (+1,18 %). Elle est déclenchée mécaniquement par la loi : dès que l'indice des prix à la consommation des 20 % de ménages les plus modestes progresse d'au moins 2 % depuis la dernière revalorisation, le SMIC est relevé dans les mêmes proportions.

Le ministre du Travail, Roland Lescure, a expressément écarté tout « coup de pouce » supplémentaire au-delà de cette revalorisation automatique. Le déclenchement est lié à la hausse rapide de l'inflation depuis le printemps 2026, en particulier sur les prix de l'énergie (+14,3 % sur un an en avril selon l'INSEE).

Lire l'annonce officielle

Questions / 20 points

1.

La revalorisation du SMIC suit une formule légale à deux paramètres. Identifiez ces deux paramètres et expliquez pourquoi l'INSEE calcule un IPC spécifique pour les 20 % de ménages les plus modestes plutôt que d'utiliser l'IPC général. / 4 pts

→ Cours §6 — Mesure de l'inflation
2.

Cette revalorisation est partiellement indexée sur l'inflation. Rappelez ce qu'est l'indexation, et précisez pourquoi l'indexation généralisée des salaires sur les prix a été abolie en France en 1982-1983. / 4 pts

→ Cours §6 + quiz inflation n° 42
3.

Le ministre écarte tout « coup de pouce » supplémentaire. Argumentez en deux temps : (a) les raisons macroéconomiques d'éviter une hausse au-delà de la revalorisation mécanique ; (b) les raisons sociales qui pourraient au contraire la justifier. / 5 pts

→ Cours §3 + §9 — Doctrines et marché du travail
4.

L'effet d'une hausse du SMIC sur l'emploi est l'une des questions empiriques les plus débattues. Restituez les positions classique (chômage classique) et révisionniste (Card-Krueger). Sur quel point l'évidence empirique converge-t-elle ? / 4 pts

→ Quiz chômage n° 62-63
5.

Une hausse du SMIC indexée sur les prix peut-elle alimenter une boucle prix-salaires ? Expliquez ce mécanisme et précisez si la situation française 2026 vous semble exposée à ce risque. / 3 pts

→ Cours §6 — Anticipations et inflation
V
Politique budgétaire · Ajustement structurel

Le budget 2026 : un compromis au goût d'analyse OFCE

Ajustement structurel Multiplicateur Croissance potentielle Effet d'éviction Décarbonation
OFCE · Policy Brief n° 154 Publié le 28 février 2026

Budget 2026 : un déficit de compromis

L'OFCE analyse la loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026 après un recours au 49.3. Le déficit attendu pour 2026 a été révisé à la hausse : 5,0 % du PIB contre 4,7 % dans le projet initial, soit 9 milliards d'euros supplémentaires. L'effort structurel passe de 0,8 à 0,5 point de PIB, « niveau minimal compatible avec les règles européennes ».

La révision du déficit provient exclusivement de la dépense publique : les économies attendues sur la Sécurité sociale chutent de 10 à 4 Md€, après l'abandon du gel des pensions et de la hausse des franchises médicales.

Selon les estimations OFCE, le budget 2026 retrancherait −0,5 point à la croissance (contre −0,8 dans le scénario initial). Mais ce moindre impact se fait, selon les auteurs, « au prix d'un ajustement budgétaire moins ambitieux » et pourrait peser sur la croissance future : certaines coupes affectent la croissance potentielle et les ambitions de décarbonation (France 2030, politiques d'emploi et de formation, Fonds verts).

Lire le Policy Brief OFCE

Questions / 20 points

1.

L'OFCE parle d'ajustement structurel primaire de 0,5 point de PIB. Définissez les termes : structurel (vs conjoncturel) et primaire (vs global). Pourquoi cet indicateur est-il préféré pour évaluer l'effort réel d'un gouvernement ? / 4 pts

→ Cours §5 — Soldes budgétaires
2.

L'OFCE estime que le budget retranchera 0,5 point à la croissance 2026. Déduisez implicitement la valeur du multiplicateur budgétaire utilisée par l'OFCE, sachant que l'effort structurel total représente environ 14 Md€ et que le PIB français est d'environ 2 990 Md€. / 4 pts

→ Cours §5 + Livret exercice II
3.

L'OFCE souligne que certaines coupes affectent « la croissance potentielle ». Définissez ce qu'est la croissance potentielle (vs effective) et expliquez en quoi des coupes sur France 2030, la formation et les Fonds verts la dégradent durablement. / 5 pts

→ Cours §2 + §8 — Politique structurelle
4.

Le débat OFCE révèle un arbitrage : respecter les règles européennes vs préserver la croissance potentielle. Mobilisez les doctrines libérale et keynésienne pour argumenter la position de chaque camp dans ce débat. / 4 pts

→ Cours §3 — Doctrines en débat
5.

Selon Blanchard et Leigh (2013), l'austérité peut être « auto-défaitiste » quand le multiplicateur est élevé. Expliquez ce mécanisme et précisez si la situation française 2026 (chômage en hausse, croissance faible) y est exposée. / 3 pts

→ Cours §5 + Livret exercice III
VI
Politique monétaire · Méthodologie

Piloter la politique monétaire en environnement incertain

Anticipations rationnelles Forward guidance Crédibilité Règle vs discrétion Scénarios alternatifs
BANQUE DE FRANCE · Intervention du Gouverneur Discours du printemps 2026 — publié sur banque-france.fr

« Naviguer dans un monde incertain : bien positionner la politique monétaire pour tenir notre cap »

Dans cette intervention, le gouverneur de la Banque de France revient sur le positionnement actuel de la politique monétaire. Début 2026, la BCE était installée selon ses termes dans la « bonne position » du « 2+2 » : 2 % d'inflation et 2 % de taux d'intérêt, presque « ennuyeuse ». Le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a changé la donne.

Comparaison saisissante : en février 2022, l'inflation zone euro était de 5,9 % (4,2 % en France) ; en février 2026, elle était revenue à 1,9 % (1,1 % en France). La désinflation est largement accomplie. La normalisation de la politique monétaire conduit à une réduction graduelle de la taille du bilan de la BCE.

Le gouverneur insiste sur la crédibilité : « La crédibilité n'est pas un supplément de confort ; elle est un déterminant concret de l'efficacité de la politique monétaire ». Il défend un cadre de gestion des risques fondé sur la synthèse pondérée de plusieurs scénarios, plutôt qu'une trajectoire centrale unique — convergeant avec la critique formulée par Ben Bernanke (Banque d'Angleterre, 2024).

« Le rôle d'un banquier central est de décider dans l'incertitude, de distinguer l'information du bruit et de rester crédible. » François Villeroy de Galhau, 2026
Lire l'intervention complète

Questions / 20 points

1.

Le gouverneur évoque le canal des anticipations. Rappelez pourquoi les anticipations d'inflation jouent un rôle central en politique monétaire (formule de Phillips augmentée des anticipations, comportements salariaux). / 4 pts

→ Cours §3 — Phillips augmentée
2.

Le gouverneur compare la situation de février 2026 (inflation 1,9 %, cible 2 %) à celle de février 2022 (inflation 5,9 %). Caractérisez ce mouvement de désinflation et expliquez pourquoi il est qualifié de « soft landing » par les économistes. / 4 pts

→ Cours §9 + quiz inflation n° 50
3.

Le gouverneur insiste sur la crédibilité comme « déterminant concret de l'efficacité ». Expliquez en quoi le théorème d'incohérence temporelle de Kydland-Prescott (1977) éclaire ce point — et pourquoi l'indépendance de la BCE en découle. / 5 pts

→ Quiz monnaie n° 17
4.

Le gouverneur évoque le débat entre trajectoire centrale unique et scénarios pondérés. Reliez ce débat à la critique de Lucas (1976) sur l'instabilité des paramètres économétriques. / 4 pts

→ Cours §3 — Critique de Lucas
5.

La BCE réduit progressivement la taille de son bilan (resserrement quantitatif). Définissez ce mécanisme, par opposition au « quantitative easing » (QE) de 2015-2022, et précisez pourquoi cette normalisation accompagne la désinflation. / 3 pts

→ Cours §6 + quiz monnaie n° 13, 15
VII
Synthèse · Question transversale

Synthèse : la macroéconomie française 2025-2026

Synthèse transversale Carré magique Mix policy
SUJET DE SYNTHÈSE À partir des six articles précédents

Sujet : analyser la conjoncture française au regard du carré magique

Vous disposez, à travers les six articles précédents, d'une radiographie complète de la situation macroéconomique française et européenne au printemps 2026 : politique monétaire de la BCE en environnement incertain (article I et VI), comptes publics français (article II), marché du travail dégradé (article III), inflation et indexation du SMIC (article IV), politique budgétaire de compromis (article V).

Cette question de synthèse mobilise l'ensemble du cours : doctrines, modèles, instruments, contraintes européennes, débats vivants.

Questions / 20 points

1.

À partir des données extraites des six articles, construisez un tableau synthétique des quatre indicateurs du carré magique de Kaldor pour la France ou la zone euro en mai 2026 : croissance, chômage, inflation, solde extérieur (vous pouvez approximer le solde extérieur pour la France à environ −1,5 % du PIB). / 4 pts

→ Cours §4 — Carré magique
2.

Comparez qualitativement ce carré magique à celui des Trente Glorieuses (croissance ≈ 5 %, chômage ≈ 2 %, inflation ≈ 4,5 %, solde extérieur ≈ +0,5 %). Quels sont les axes où la performance française s'est le plus dégradée ? / 3 pts

→ Cours §4 — Préréglages historiques
3.

Les six articles font apparaître un policy mix contraint : la BCE temporise, la politique budgétaire est encadrée. Identifiez au moins trois marges de manœuvre dont disposent encore les autorités françaises et européennes pour soutenir la croissance et l'emploi à court et moyen terme. / 5 pts

→ Cours §5, §6, §8 — Mix policy
4.

L'article VI rappelle que la BCE pilote pour l'ensemble de la zone euro, alors que la situation française se dégrade plus vite que la moyenne. Mobilisez le modèle Mundell-Fleming et la notion de zone monétaire optimale pour analyser cette asymétrie. / 4 pts

→ Cours §7 — Mundell-Fleming
5.

Synthèse argumentée (20 lignes minimum) — Au vu de l'ensemble des éléments, quelle politique économique préconiseriez-vous pour la France à l'horizon 2026-2027 ? Vous structurerez votre réponse en trois temps : (i) diagnostic, (ii) instruments mobilisables, (iii) doctrine assumée. Aucune position n'est « la bonne » ; ce qui compte est la cohérence interne. / 4 pts

→ Cours entier — Synthèse

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